New York, New York: spectacles américains

Publié le par Poppilita

Sleep no more: eux, nous et les autres 


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Nous avons fait la queue collés au mur de briques rouges en nous demandant si finalement nous n’allions pas renoncer. On nous avait que c’était un genre de reprise de MacBeth et que c’était le spectacle à voir à New York. C’est tout. Alors, certains de vouloir saisir les pulsations créatrices de la ville, nous avions pris les billets.

Ensuite la veille, on nous a dit que pour avoir une chance de ne pas se perdre, il faudrait se donner la main et se promettre de ne pas la lâcher. Et nous, nous sommes demandés si nous avions finalement bien fait.
En arrivant près de la porte, un homme en noir nous a demandé ce que nous faisions là avec un sourire en coin. Nous avons innocemment répondu que nous venions voir « le spectacle ». Notre interlocuteur nous a alors souhaité une bonne soirée. Son ton nous a mis mal à l’aise. Nous avons à nouveau caressé l’idée de faire demi-tour.

Finalement, nous nous sommes débarrassés au vestiaire de tout ce qui nous encombrait et nous avons suivi les autres vers une salle de bar à l’ancienne, à l’ambiance feutrée et à la musique désuète.

Quand on a appelé les cartes que l'on nous avait remises à l'entrée (valet et as), nous nous sommes approchés de l’ascenseur. Nous avons placé sur nos visages impatients les grands masques blancs que l’on nous a demandé de ne pas enlever  à partir du moment où l'on serait entrés dans l’ascenseur.

Le"valet" a pris soin de disperser le groupe entre les différents étages introduisant une confusion certaine. La seule instruction que nous avions reçue était de nous laisser porter par notre curiosité.

Je ne voudrais pas dévoiler de quoi est fait cette antre aux mille perversions. Je pense simplement vous dire qu'il n’était plus vraiment question d’aller voir un spectacle mais plutôt de faire une expérience créative époustouflante qui nous a plongés corps et âme dans des histoires sombres et sans apparente cohérence globale.

 A l'hôtel McKittrick, il y a du bon, du fou et du mauvais à l'ombre de chaque pièce des cinq étages et toujours cette curiosité qui vous fera avancer, à petits pas, en vous demandant si vous n’êtes pas simplement acteurs de ce spectacle. Et si, dans la salle concommittente, on vous observe en souriant.

L’effet de surprise ajoute à la magie de ce spectacle alors je n’en dirai pas plus. Mais sachez que vous ressortirez troublé, fatigué et puis un peu hébêté de cette expérience sensorielle. Vous en aurez trop vu. Ou peut-être pas assez.

Et sur le chemin du retour, dans les wagons conditionnés du métro, vous serez contents de pouvoir partager avec vos compagnons de voyage les souvenirs furtifs qui foumilleront dans votre esprit. Sans eux, vous penseriez peut-être avoir rêvé.

 Pour plus d'informations, c'est ici.

 

Chicago : claquettes, paillettes et autres réjouissances rythmées


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Il avait plu et au guichet tkts qui avait été deserté à cause du temps, on nous a proposé des places pour Chicago.

En entrant dans le théâtre aux dorures clinquantes, nous nous sommes pris en photo. Comme des enfants, comme des touristes. L’air chargé de Broadway sentait les vacances, le dépaysement et l'éblouissement.

Nous avons pris place et en essayant de deviner les langues parlées de part et d’autres et nous avons lu les biographies surréalistes des comédiens qui résonnaient toutes un peu avec Hollywood. Enfin,  le rideau s’est levé laissant la place à un défilé parfaitement coordonné de danseurs, chanteurs et musiciens.

Chicago a le charme infini des comédies musicales éternelles. Les airs sont connus, le DVD siége dans nos bibliothèques et pourtant l’énergie de la scène vient dépoussiérer les réminiscences de ces émotions passées pour créer par touche, le film de nouveaux souvenirs.

Nous avons passé une merveilleuse soirée. Et quand je repense que ce ballet parfaitement coordonné  se joue tous les soirs à Broadway, je regarde les photos et je me dis que "c'est fou, on y était".


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Publié dans Lever de rideau

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